L'actualité de la crise : TU CAUSES… TU CAUSES…, par François Leclerc

Billet invité.

L’Europe a eu le privilège de s’engager en premier sur la voie du désendettement, le FMI conseillant dorénavant d’en ralentir le rythme afin de limiter ses effets et suscitant de vives réactions européennes. Le Japon, dont l’endettement est supérieur à 200% de son PIB, cherche aussi les moyens d’en arrêter la croissance et de la réduire. Un mécanisme différent qu’en Europe y est à l’œuvre : la part du financement de la dette japonaise sur le marché international, encore inférieure à 10% du montant total de celle-ci, ne cesse de croître, car son financement interne par la Banque du Japon (BoJ) via les banques atteint ses limites. Il va en découler la montée des taux obligataires japonais – très bas étant donné leur mode de financement – sur un marché international qui va être de plus en plus sollicité.

Le FMI n’arrête pas de sonner l’alarme et vient de le faire aussi à propos du Japon. Selon lui, les banques japonaises pourraient dans les 5 ans à venir posséder un tiers de la dette publique du pays si aucune consolidation fiscale n’intervient, ce qui les fragiliserait dangereusement si les taux de la dette japonaise venaient à monter (car cela diminuerait la valeur des titres qu’elles possèdent). Elles en possèdent actuellement le quart, un pourcentage largement supérieur à celui qui prévaut dans le monde occidental, selon le FMI.

Ce dernier en tire la conclusion que la hausse du taux de la TVA qui vient d’être décidée par le gouvernement ne sera pas suffisante pour enrayer ce processus et que d’autres réformes seront nécessaires. Par exemple, atteignant le coût de la santé publique, alors que la population japonaise est vieillissante et que sa consommation médicale augmente…

Ce scénario n’est pas sans rappeler quelque chose ! Le tour des États-Unis se rapproche également. La crise de la dette va s’affirmer pour ce qu’elle est, mondiale, et reléguer au magasin de farces et attrapes les visions eurocentristes qui prétendent la réduire au résultat d’une construction incomplète de l’Europe et qui prétendent trouver sa solution en la reprenant.

Les quatre principaux instituts économiques allemands ont mis les pieds dans le plat. Allant dans le sens du FMI, qui vient de réaffirmer qu’il fallait accorder deux années de délai supplémentaires à la Grèce pour revenir dans les clous. Ils viennent d’affirmer que « la Grèce ne pourra pas rembourser sa dette », ce qui implique qu’elle doit soit restructurer sa dette, soit se déclarer insolvable. Cette dernière hypothèse serait, selon eux, « un moyen approprié pour faire partager aux créanciers les coûts de la crise ». Ils avaient auparavant demandé la mise en place d’un cadre permettant d’organiser la faillite d’un État.

On tourne autour du pot. Les « sages » allemands, ce groupe d’économistes qui conseillent le gouvernement allemand, avaient déjà proposé, il y a maintenant presque un an, la création d’un « fonds de rédemption » de la dette. L’idée était de mutualiser les dettes dépassant 60% du PIB et d’alimenter ce fonds par des recettes fiscales provenant de chaque pays, au pro-rata du montant de leur dette qui y seraient versées. Celles-ci venant à échéance, le fonds emprunterait sur les marchés avec la garantie de tous pour les rembourser. Un mécanisme qui n’a pas été repris, auquel Herman Van Rompuy fait néanmoins référence dans son rapport sur le budget de la seule zone euro préparé pour le prochain sommet des 18 et 19 octobre, qu’il vient de rendre public. Il évoque la capacité à emprunter dans le cadre de ce budget ainsi que la création d’un fonds d’amortissement de la dette des États-membres, deux propositions irrecevables dans l’état actuel des choses par le gouvernement allemand.

Du côté du FMI, on n’en est pas là ! Christine Lagarde vient de déclarer devant l’assemblée plénière du FMI de Tokyo que la dette publique accumulée approche les niveaux atteints en temps de guerre. Elle est en moyenne de 110% du PIB dans les pays développés. Elle ne pourra selon elle être résorbée qu’en empruntant « un chemin étroit, probablement un long chemin, pour lequel il n’exerce pas de raccourci ». Le débat ne porte donc que sur les rythmes d’application de la stratégie retenue. Une approche qui proscrit la restructuration globale de la dette et la réserve pratiquement aux cas désespérés. Une politique décidée au cas par cas, quand tout a été en vain essayé, qui ne peut aboutir qu’à multiplier les désastres. C’est pour cela que la directrice générale du FMI a appelé les pays occidentaux à profiter de « l’élan » donné par les banques centrales, en reconnaissant que « parvenir à une reprise durable est une tâche de plus en plus complexe ».

À Tokyo, faute de mieux, elle a préconisé de donner du temps, et pas seulement à la Grèce, à l’Espagne et au Portugal, quand les situations deviennent intenables : « Au lieu d’une réduction frontale et massive, il est parfois préférable d’avoir un peu plus de temps étant donné que beaucoup de pays sont actuellement engagés dans des politiques de réduction des déficits », a-t-elle déclaré, disant tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Pierre Moscovici a refusé de se laisser entraîner sur ce terrain, après les échanges tendus intervenus entre Christine Lagarde et Wolfgang Schäuble, réaffirmant que « la France ne demande pas de délai » et proposant d’ouvrir… un débat sur la relance de la croissance : « Rien dans ce que dit Mme Lagarde ne doit nous détourner, nous détourne des engagements que nous avons pris. Nous voulons réduire la dette publique, c’est une condition majeure pour retrouver de la croissance demain, pour retrouver de la compétitivité ». Cet alignement était-il absolument nécessaire ?

96 réponses sur “L'actualité de la crise : TU CAUSES… TU CAUSES…, par François Leclerc”

  1. « Rien dans ce que dit Mme Lagarde ne doit nous détourner, nous détourne des engagements que nous avons pris. Nous voulons réduire la dette publique, c’est une condition majeure pour retrouver de la croissance demain, pour retrouver de la compétitivité »
    Dieu existe, il l’a rencontré.

    si les taux de la dette japonaise venaient à monter (car cela diminuerait la valeur des titres qu’elles possèdent)

    j’ai du mal à comprendre cette phrase (déjà lu par ailleurs) pouvez-vous l’expliciter (de quel taux parlez vous?)

      1. Ben après lecture j’ai pas due, tout comprendre !!
        C’est un calcul d’économiste, pour prendre le dernier exemple, si j’achète 104 quelques chose qui vaut 100 (le nominal), je ne  »perds » éventuellement quelques intérêts que sur le premier différentiel du premier versement d’intérêts: intérêt sur prix nominal – intérêts  »éventuels » sur prix payé, tout le reste des versements sur l’obligation est un rendement par rapport au nominal (100), dans ce cas la différence est infime.
        La comparaison ne vaut (si j’ai bien compris) que si j’achète une autre obligation valant 104 de nominal, gardant sa valeur tout au long de sa période d’exercice (ce qui doit être rare) et exactement au même taux, avec la même prime de risque (note d’agence pour faire vite).
        Bref, le lien me semble faire une démonstration théorique hypothétique sur un achat supérieur à la valeur nominale (admettons 104 pour 100 de nominal) par rapport à un achat à la même valeur (104 de nominal), sans prendre en compte tout un tas d’autres aspects.
        j’ai rien compris ou bien ??

    1. Si une oblig vaut 100 euros avec 3% sur 4 ans ça vous fait une rente de 12 euros.
      Si une oblig ultérieure vaut 100 euros avec 6% sur 4 ans, ca vous fait une rente de 24 euros.

      Maintenant essayez de vendre votre obligation à 100 euros et 3% sur le marché obligataire?
      Vous serez obligé de baisser le prix pour trouver client en augmentant le rendement.
      Pour augmenter le rendement de l’oblig à 6% on va baisser son prix.
      On a PX6/100=3 euros.
      Ce qui fait P= 300/6=50 euros.
      Ceci dit quand on approche du terme, l’oblig vaudra sa valeur nominale, c’est à dire 100 euros.
      Donc c’est plus compliqué, et le prix du marché reste de fait plus élevé.

      Et je pense que cette histoire est un vaste enfumage des banquiers centraux….Car en effet une oblig de 100 euros, vaut 100 euros à son terme.
      De fait le risque est totalement different quand à son origine:
      Les obligs à taux élévés courent des risques de défaut, ce qui est à l’origine du taux élévé. (Le spread).
      Mais dans le cas des QE, le taux reste bas, malgrés un risque de défaut qui augmente à mesure de l’augmentation de la dette.
      Le risque, c’est de se retrouver avec des obligations impayées, par défaut de l’Etat.
      C’est a dire que les QE augmentent le risque des défauts…
      Ce qui est contradictoire avec la politique menée par Bernanke et Draghi!

  2. Pour les banques japonaises pas de quoi se faire du mourron, elles sont en faillite depuis bien plus longtemps que les autres, elles fonctionnent avec des taux à 0% depuis plus de dix ans … donc 200%, 300%, 400% du pib n’y changera rien.

    Petit rappel pour les béotiens, une banque ne récupère pas la tva.
    Pourquoi, parce qu’elle n’en génère pas.

    autrement dit elle n’a pas de valeur ajoutée,

    Celà tombait sous le sens autrefois.

    Avant que les charrues ne tirent les boeufs.

    think different… 99%

    1. zébulon, « Petit rappel pour les béotiens, une banque ne récupère pas la tva. Pourquoi, parce qu’elle n’en génère pas autrement dit elle n’a pas de valeur ajouté… »
      Ah parce qu’en plus des intérêts payés à la banque vous aimeriez payer dessus 19,6% de Tva ? Y’a des mecs zarbis kamême… Euhhh les péripatéticiennes faut les assujétir aussi, hein ? tankonyé ? Pis d’autres coupables activités comme la mèdecine ?
      Ps : les services, frais et commissions bancaires divers sont soumis à TVA, pas les intérêts ni plus-values bien sûr, faute de contreparties, on serait encore plus mal évidemment pour faire changer tout se bazar, imaginez l’État grand usurier en chef…

      1. Il y eu un temps en effet où les banques prêtaient de l’argent et protégeaient les actifs que les clients leur confiaient.
        Un jour, elles se sont pris pour des entreprises comme les autres, et c’est ainsi qu’elles ont commencé à facturer leurs « services »
        Or pour facturer, il faut vendre, et quand on a rien à vendre on a un gros problème.

        Donc il a fallu racheter les agents de change car eux ils négociaient des titres.
        Donc il a fallu racheter des assurances car eux, ils vendaient des contrats sur les prêts de toutes sortes de choses.
        Quand vos clients vous consultent à tout instant sur toutes les décisions d’investissement qu’ils prennent, vous finissez par penser que c’est grâce à vous qu’ils réussissent et que vous connaissez tellement bien leur métier qu’il serait dommage de ne pas y investir pour en tirer des bénéfices.
        De fil en aiguille, votre banquier est devenu l’épicier du coin, et on y trouve désormais de tout sauf du crédit.
        Avec les promos d’usage à la une du site internet
        – 0,25 % sur votre facture mensuelle
        – votre facture mensuelle remboursée
        – trois mois gratuits
        * 5 % de remise, dans la limite de 20 % sur nos produits
        ce qui n’a pas beaucoup changé par contre :
        « sans réponse de votre part, nous considérerons votre accord acquis pour cet avenant au contrat »

        Mais les nouveaux commerçants ont encore quelques difficultés à intégrer les règles du jeu.
        Heureusement une partie de leurs activités reste abordables pour les commissaires de la concurrence lien vers un sujet compréhensible par tous par ici
        (on ne fait pas que du HFT dans une banque)

        On ne peut confondre la loi, son esprit et son application, ceux qui liront le document en lien seront sans doute surpris du mode de fonctionnement du cartel et de la mauvaise foi de l’argumentation.

        Mais vous ne serez aucunement surpris de ne pas avoir été remboursé du préjudice que vous avez subi.

        Mais désormais vous savez à quoi sert votre facture mensuelle (tva comprise mr vigneron ) elle sert à rembourser les amendes, les frais de procédures et d’avocats

        … et financer des réunions interminables (désormais non fumeur) destinées à organiser le marché au mieux de leurs intérêts.

        Et pendant ce temps là votre argent travaille t il ? rien n’est moins sûr…

      2. @Zebulon

        Or pour facturer, il faut vendre


        ou rendre un service !
        Allez chercher votre paie en bus et payer votre EDF en vélo…

  3. notre brave christine pourrait s’épargner en décrétant qu’elle n’a pas de solution
    mais en même temps il vaut mieux pour nous qu’elle soit payée par le FMI plutôt que par Pole emploi.

  4. « Rien dans ce que dit Mme Lagarde ne doit nous détourner, nous détourne des engagements que nous avons pris. Nous voulons réduire la dette publique, c’est une condition majeure pour retrouver de la croissance demain, pour retrouver de la compétitivité ».

    Moscovici a dans la bouche un cadavre.

    1. Bonsoir muche.

      Et j’ajouterai rien dans le crâne. Il vat la fabriquer avec quoi sa croissance et sa compétitivité. Cela me fait penser a Hitler qui faisait vers la fin la guerre avec des divisions blindées fictives. Quelle tristesse et dire que ce mec est ministre, ce n’est pas à pleurer, c’est à chier.

  5. Moscovici l’homme des banquiers.Marianne se demande s’il n’est pas une grande partie du problème?

     » Nous sommes sous l’oeil des marchés, c’est comme ça, il faut vivre avec. Le gouvernement, lui, est obligé de s’accrocher mordicus aux 3 %. Une autre stratégie était possible, mais sans doute pas pour la gauche. Si la France avait entamé cet été des réformes «à la Monti», si nous avions parlé la même langue économique que les autres, il eût été possible de peser plus lourdement sur la scène européenne, d’imposer l’idée de ne parler qu’en termes de déficit structurel et d’aboutir à un allongement de la période de rétablissement des comptes. Mais, dans le contexte, s’accrocher aux 3 %, c’est la barrière de sécurité, sinon nous dévalons la pente.  »

    En quoi ce Moscovici est il socialiste?

    Austérité qui ne dit pas son nom, réformes fiscales mal ficelées, climat social dégradé… La société française se désagrège sous les yeux d’un gouvernement socialiste en qui elle a de moins en moins confiance.

    http://www.marianne.net/Cette-semaine-dans-Marianne-Comme-une-odeur-de-poudre_a223336.html

    http://www.marianne.net/Quand-Moscovici-et-Minc-s-affrontent-sur-l-Europe_a223274.html

    1. « En quoi ce Moscovici est il socialiste? »

      En dépensant l’argent qui ne lui appartient pas.

      1. Si c’est une définition du socialisme, en ce cas Sarkozy l’était aussi, socialiste…
        Et pas que lui ; et pas qu’en France…

      2. @Alexandria
        « Si c’est une définition du socialisme, en ce cas Sarkozy l’était aussi, socialiste… »

        Oui. Vous voyez bien que la politique actuelle n’a absolument rien de différent par rapport à celle de Sarkozy, les différences se font à la marge (petites retouches fiscales) et surtout sur des projets sociétaux (mariage homo, droit de vote aux étrangers,..)

        La gestion des deniers publics est faite de telle manière que même l’entrepreneur vertueux a aujourd’hui toutes les chances d’être confronté à la faillite. D’après wikipedia :  » le socialisme peut être défini […] aspirant à un monde meilleur fondé sur une organisation sociale harmonieuse ». Tous en faillite, c’est l’harmonie ultime.

      3. ne pas confondre « socialisme » et gauche de droite</em>, avec, à l’intérieur, un croc1°-compatible …
        et un mosco-clone de dsk (qui fut toujours de droite)
        les primaires du « gauche de droite », étaient un signe avant-coureur, sauf pour les cyniques- qui n’en pensaient pas moins, et les naïfs, de l’us-ification de feue la vraie politique, deux partis, l’un légèrement plus convenable, faisant la même politique …
        and the wiener is : celui qui est système-compatible …
        avant l’histoire du traité, on pouvait avoir un trés léger doute : maintenant il n’y en a plus .

        ne pas oublier que croc1° avait vidé les caisses, en creusant le fond, avant de partir ( augmentations délirantes des émoluments du gouvernement, et cadeaux fiscaux à tout va, à ses riches z’amis, inside [ le boss avait été, lui-même, un porteur de valises-biffetonnières, et avocat (de drôles) d’affaires : on ne s’improvise pas maf… d’un coup, c’est le fruit d’un longue pratique ] et outside ( butage probable d’un dictateur-prêteur, pour solde de tout compte ),
        accélération de la privatisation des services publics essentiels à toute vraie démocratie, gangrenage de l’Assemblée,
        gouvernement à coup de sondages biaisés : évidemment, tout dépend comment on pose la question !! = falsification( d’un coût exhorbitant ) =) on voit ceci remonter à la surface (juteux bizness pour certains groupes privés), coût trés élevé du « coaching » de certains parlementaires tout cela sur les deniers publics, pour le plus grand profit du privé …
        grande première du  » tu t’es trompé en votant, donc tu revotes jusqu’à ce que ton vote soit dans l’optique de croc1° »
        ne pas oublier que croc1° a signé la fin de la droite républicaine : il ne nous reste plus sur les bras qu’une droite extrême, extrêmement dangereuse ( « idées »banalisées, avec l’aide des journalistes de la croc-pravda(le fig), et de ceux de la gauche caviar « rose-pâle à l’extérieur, blanche à l’intérieur et toujours près de l’assiette au beurre » …)
        je m’arrête là, la liste étant trop longue …

        enfin, à droite-extrême, comme à gauche de droite, nombre conséquent d’ex-young leaders …dont on aurait pu penser, pour certains, qu’ils sauraient s’émanciper … j’ai comme un doute ..

        Il y a, au moins, dans ce gouvernement, un ou deux ministres dont on peut ne pas avoir honte …
        il n’y en avait aucun dans le précédent.

  6. Encore merci Mr Leclerc pour cette synthèse.

    En résumé, en donnant du temps, on ne fait que prolonger l’agonie en faisant croire que la dette est remboursable. Soignons les symptômes mais pas les causes.

  7. merci François
    c’est un ……plus clair
    quoique le renversement de la condition me chagrine toujours

    je vais chercher par ailleurs, pour pas accaparer la parole écrite ici

    1. Les prix des obligations à taux fixe évoluent à l’inverse des taux d’intérêt : si les taux montent, les prix baissent, et inversement.
      Si par exemple le taux du marché d’obligations données passe de 5 % à 6 % les obligations émises à 5 % subissent la concurrence des nouvelles émises à 6 %. Leur valeur baisse alors de telle sorte que, sur la base de cette nouvelle valeur plus basse, leurs intérêts restant à courir rapportent eux aussi 6 %.

      1. (car les intérêts restent, eux, sur le nominal, sur le montant prêté par l’acheteur initial de l’obligation). En somme, quand c’est liquide, on normalise le prix d’achat d’un flux donné.

      2. M’enfin quand meme, quand on a acheté une oblig à son prix nominal, on est remboursé à son prix nominal!
        Qu’est-ce que ça peut fiche pour une Banque Centrale qui détient ces titres que les taux montent ensuite?
        Cela veut dire qu’elle les revends sur les marchés? Ce serait de la part de Draghi crétin…Mais bon, on se demande si…

        Je pense plus tot que ces gens la mentent, et n’osent pas dire qu’ils ont acheté, ou ont en collatéraux des titres pourris.
        Imaginez Lagarde:
        « Nous conseillons à la BoJ de ne pas trop continuer à acquérir des titres pourris et des obligations d’Etats insolvables, dont le défaut est imminent. »

        Au moins ce serait rigolo!

  8. Merci Mr. Leclerc pour ce lien OBLIGINVEST il est très clair, mais (comme pour tchoo) je ne vois pas bien comment on peut faire le contraire c.à.d. bouger le taux pour changer la valeur d’une obligation d’état. Ou alors arbitrairement?? mais alors, pourquoi le Japon se tirerait une balle dans le pied??? Une petite explication supplémentaire (le chaînon manquant) permettrait à beaucoup d’entre nous de « vraiment  » comprendre.
    Merci d’avance.

    1. J’ai répondu aussi à ma façon plus haut.
      C’est une question de rendement de l’obligation, qui dépends du marché en fait.
      C’est valable si on veut revendre le titre. Ou l’acheter sur « le marché secondaire », soit le marché obligataire.
      Sinon au terme, l’obligation vaudra sa valeur nominale, si l’emprunteur est toujours la!

  9. La crise de la dette va s’affirmer pour ce qu’elle est, mondiale, et reléguer au magasin de farces et attrapes les visions eurocentristes qui prétendent la réduire au résultat d’une construction incomplète de l’Europe et qui prétendent trouver sa solution en la reprenant.

    Je ne comprends pas ce point de vue. S’il est tout à fait évident que la crise soit mondiale, il n’en est pas moins vrai qu’une Europe consolidée et solidaire est indispensable à l’heure d’entamer les négociations vers un nouveau système d’échange international qui puisse assurer une meilleure redistribution de la richesse mondiale.
    Sinon, on en sort comment de la crise ? Même avant de penser à un défaut structuré, il faut déjà que l’Europe le soit, structurée. Alors, s’asseoir sans Europe autour d’un nouveau Bretton Woods avec des américains et des japonais noyés de dettes, des BRICS en grave danger de retour de bâton, tous des PIB énormes…

    1. Il en est de l’Europe comme de la globalisation : il y en a plusieurs de possibles ! Les principes sur lesquels reposent le renforcement de l’intégration reprennent de vieilles recettes. Je ne la vois pas, si elle se réalise, négocier ce que vous proposez et avec lequel je suis d’accord.

      1. Au moins on est d’accord sur le principal, c’est déjà ça.
        Maintenant, à mon avis, il n’y a pas beaucoup d’autres voies praticables que celle qui est entrain de se profiler plus ou moins nettement vers un fédéralisme sui generis, même si on se traîne dans la boue trois fois sur quatre dans l’obligation de composer avec les brillantes idées des uns et des autres ( règle d’or imbécile et vouée à être contournée, par exemple ) et sans contrôle démocratique puisque la transparence expose toute stratégie au feu des marchés. Je ne vois pas vraiment d’autre issue ( pacifique s’entend ) que de renforcer la zone euro et exprimer la volonté de la faire coïncider avec l’UE tout en tordant le cadre institutionnel pour structurer une solidarité réelle ( mécanique, si j’ose dire, rien à voir avec la charité que suinte beaucoup trop de braves gens ). Du pas à pas, au moins un de plus en avant que ceux que l’on donne en arrière.
        Je pense qu’il suffirait que l’euro disparaisse pour que le vrai visage des eurosceptiques apparaisse et la folie souverainiste s’attaque à l’UE. On serait dans de beaux draps, je crois.

      2. L’UE n’a pas besoin de « la folie souverainiste » pour abattre l’idée d’une fédération européenne. Elle se contente de construire un machin qu’elle appelle « Europe » contre l’avis des peuples qui la composent. Cela a déjà été tenté maintes et maintes fois avec toujours le même résultat (pas pacifique du tout).

        La démocratie en la matière n’est pas une option mais une condition sine qua non.

      3. Je commence à en avoir marre du contre l’avis des peuples. Si une seule nation s’était construite avec l’avis des peuples ( notez le pluriel, svp ) ça se saurait. Voilà ça y est, j’ai gagné un uniforme bleu marine que certains vont se faire un plaisir de me tailler.

        Ceci dit, bien sûr qu’il faut dénoncer et corriger le déficit démocratique des institutions européennes mais j’ai comme l’impression que ce n’est pas le premier but de ce genre de harangues populistes.

      4. @Mor
        J’ai rien à dire sur ce débat que je ne comprends pas trop, sauf la fin qui déclare:
        « Je pense qu’il suffirait que l’euro disparaisse pour que le vrai visage des euroseptiques apparaisse et la folie souverainiste s’attaque à l’UE. »

        Votre cervelle a bien apprise la leçon des gouvernants des Etats et des responsables européens.
        Je reprendrais une sortie d’Olivier Delamarche:
        « Plus d’euro? Oui, et alors? »

        Vous avez remarqué je pense que toute l’agitation européenne ne sert qu’a sauver le soldat euro. Et que le reste, ils s’en fichent complètement, en nous sortant du blabla pour bisonours: L’Europe enfin réconciliée, la paix depuis 60 ans! Inoui madame Michu!
        Avec l’aide de l’OTAN.
        Si l’euro disparait, il ne se passera pas grande chose d’autre, qu’une dévaluation de certaines monnaies, et on l’espere, la reconstitution du « serpent monétaire européen », ou de constituer un bancor européen. Bref tout à fait autre chose que l’euro.
        On comprendra que les produits allemands vont devenir très chers et peu concurrentiels avec ceux de pays comme l’Italie ou la France…
        On comprendra pourquoi l’Allemagne veille sur l’euro, contre l’avis d’économistes crétins (Pour reprendre le mot de Delamarche) qui déclare que malgrés un mark surévalué, l’Allemagne continuera à exporter…
        Ha ! Ha! Ha!
        Tiens, fumes!

      5. C’est bien ce que je dis. Votre maquillage dégouline de partout tout comme celui de vos gourous. Le soldat euro… Tiens fumes… C’est un film belge, dans lequel vous êtes ?

        PS: je n’ai pas osé écrire euroseptiques, mais vous avez raison.

    2. Mor,
      je pense que c’est un manque de cohésion politique qui est reproché à l’Europe. Ce qui conduit les exaspérations à se réfugier dans la souveraineté (la résidence), c’est l’identification. Nous n’avons pas vraiment d’institutions démocratiques directes européennes (suffrage direct) pour l’expression dans un cadre représentatif et légitimé. C’est la marche la plus difficile à franchir. Le volet social ne pourra pas s’effectuer sans ce passage incontournable. Ensuite, une monnaie mondiale doit faire l’objet d’un consensus. Enfin, les supports de cette monnaie doivent être définis de telle façon qu’une minorité ne puisse pas s’octroyer la totalité des ressources. Ce n’est pas une mince affaire !

      1. Le jour où l’on comprendra que cette prétendue souveraineté n’est que de l’anthropomorphisme hérité du temps où quelqu’un s’est crû l’incarnation de l’État, on aura peut-être une chance d’ouvrir notre horizon politique.

      2. Mor,
        vous m’emmenez sur un terrain glissant. Je serai tenté de vous dire que l’état est représenté non pas par une personne mais par des institutions (droit constitutionnel). Il y a des garants et normalement le processus démocratique devrait délimiter la légitimité et le champ d’actions. C’est le pouvoir financier qui corrompt le modèle de gouvernance. L’état au sens large, ne serait-ce pas un besoin ? Le meneur n’a pas besoin d’état ? Il est…..

        Il y aura toujours le fond même si nous n’avons pas quelques choses de « formel ». Ne serait-ce pas l’expression de la représentativité qui pose problème (décalage entre les actes et les mots) ? En plus, si l’on supprime la souveraineté nationale, c’est qu’il y aura certainement une souveraineté supra nationale ? Les multinationales sont déjà à l’image de cette souveraineté supranationale économique. C’est le monde marchand du libre échange par excellence ! Et il n’y a plus de contres pouvoirs qui sont capables d’imposer des échanges rationalisés, un respect de l’environnement, une justice sociale…..La politique est une continuation de l’économie. Une structure politique supranationale ne fera que conforter le modèle en place par l’éloignement des centres de décisions si nous ne changeons pas de perception. Le changement ne peut pas être spontanément global mais uniquement local pour se diffuser (hors phénomènes imprévisibles, bien entendu).

        Le désir de stabilité et la gravité nous dépassent, non ? C’est le commencement d’une imitation par les marques (une autre culture) au détriment des peuples. Par contre, il faudrait que notre espace soit infini pour envisager une possibilité de se passer de la souveraineté (démocratique ou pas). L’avantage d’une structure ne serait-ce pas d’établir des lois ou des règles ? D’où l’identification. Et donc le sens ? comme « direction ». ou sinon nous parlerions des sens potentiels comme l’anarchie (une liberté ou un éloignement ?).
        Et pour aller plus loin, je pense même que « voir, c’est déjà essayer de s’accaparer » (avec l’outil géométrique notamment, la perception). C’est posséder et donc être souverain sur l’objet ou le sujet résultat de la perception. L’envie conduit nos comportements dans cette direction au détriment de la satiété. Les lois définissent normalement les cadres d’utilisations des objets et sujets.

        Est-ce que le problème ne se situerait pas plutôt dans la relation avec l’autre (notre ego) ? Notamment, dans le regard, nous voyons la différence. « L’acceptons-nous réellement » ou plutôt je dirai « nous acceptons nous réellement » ? Les inégalités existent mais vouloir les comparer, c’est favoriser la tentation du mimétisme. Nous constatons que notre modèle entraine la perte de la singularité. Mon idée est que tant que l’homme se voit au dessus de son environnement et non pas comme partie intégrante, il n’aura aucun respect des sujets et objets qui l’entourent (c’est pourtant la sensibilité). C’est à dire l’essence….
        Ensuite, si la raison n’a pas les bons fondements (fondations), alors elle ne peut pas exprimer son potentiel. La sensibilité et la raison ne sont pas nécessairement antinomiques si il y a l’acceptation de sa place dans l’environnement naturel (parti intégrante du tout). Au final, l’environnement social est le résultat d’un type de politique économique liée à l’approche de notre condition humaine. Si je me situe au dessus du tout (l’environnement naturel), alors je suis dans le rapport de force ? Je « perd la compréhension » pour la domination et alors « je crois » que la domination, c’est la compréhension ? C’est je pense ce qui nous a conduit au libéralisme et à l’individualisme. Malheureusement, l’expression de notre personnalité s’effectue spécifiquement par rapport à l’autre (le sujet ou l’objet) comme seul repère par la raison du plus fort. C’est une façon d’externaliser sa place dans l’espace afin de mieux dominer (ou se rassurer). Est-ce réellement la maitrise ?

        Nous ne pourrons jamais supprimer toute notre sensibilité, je préfère l’exploiter. La perception ne se limite pas à la raison mais aussi à la sensation, l’intuition. C’est l’apprentissage qui oriente une conception de la raison. Aujourd’hui, notre sensibilité est perçue comme une faiblesse. Pire, la sensibilité de la raison s’exprime par l’agressivité. Comment tirer parti du meilleur de nous-même dans ce contexte ? Comment être consensuel ? Tout se fait dans le conflit sous couvert d’un modèle économique qui prône les inégalités comme le moteur du développement. A l’inverse, nous devrions protéger la singularité et la diversité au lieu de fabriquer du standard. Les normes deviennent la règle, c’est une perte du patrimoine. L’homme ne veut décidément pas accepter et transforme sa vie en combat. Accepter, ce n’est pas nécessairement renoncer mais c’est parfois comprendre.

        Enfin je me demande si ce n’est pas la raison pour laquelle, nous n’arrivons pas à former un accord global sur une politique européenne ou mondiale consensuelle par rapport à nos ressources existantes (le patrimoine). Posons-nous une question : est-ce que le manque de pétrole doit-il fatalement nous conduire au conflit interne ou externe ?

        ps : Je ne me permet pas de contester votre point de vue, il me pose seulement de nombreuses interrogations. En bref, je cause…je cause….. 🙂
        Merci d’avoir ouvert le débat !

      3. Croyez-vous vraiment aux « institutions démocratiques directes » qu’elles soient européennes ou nationales?
        D’ailleurs! croyez-vous vraiment aux institutions tout court?
        Depuis quand un élu, quel qu’il soit, ( sauf peut-être maire d’une très petite commune), accomplit-il son mandat en conformité avec le programme qui l’a fait élire?
        En quoi « l’institution » est-elle garante de démocratie? et de démocratie « directe » en plus…
        N’y a t-il pas urgence, au contraire, de se défaire de ces « institutions » fabriquées sur mesure pour des intérêts qui ne sont pas ceux de la large majorité des citoyens?
        N’est-il pas temps, forts de l’expérience que nous avons amèrement tiré des insuffisances des-dites institutions, que nous établissions d’autres règles que celles qui consistent à ne jamais consulter les citoyens sauf pour les élections?
        Alors question: de quelle sorte d’institution européenne parlez-vous? Celle de Van Rompuy , de Barroso, de Hollande ou Moscovici?

      4. Oui Olivier, vous causez et vous cherchez, à tout prix, à transférer cette idée saugrenue et monolithique de la souveraineté fascitoïde, quelque part.
        J’ai déjà expliqué ce que j’en pense en me référant à un échelonnement qui va depuis la souveraineté de l’individu sur son propre destin, à celle de l’espèce sur son devenir en passant par celles du groupe familial, du clan, du groupe de clans, etc…

      5. alkali, vous vous emballez.
        Avant de vouloir tout casser, pourriez-vous avoir une réflexion sur le cadre à mettre en place ? Même si les grands changements se sont produits dans le combat. Et comment concevoir ce combat ? Dans la violence ? Je ne suis pas là pour prôner tel ou tel modèle. D’ailleurs, avez-vous pris la peine de lire ma deuxième réponse ? Vous vivez avec des voisins me semble-t-il ?
        Nous ne sommes pas seuls et les intérêts économiques représentés par des cartels ne nous feront pas de cadeaux si nous ne sommes pas préparés. Croyez-vous au pic pétrolier et à votre capacité à vous adapter à une vie sans pétrole ?
        « En quoi « l’institution » est-elle garante de démocratie? « ,
        Que proposez-vous d’autres que des institutions ?
        « D’ailleurs! croyez-vous vraiment aux institutions tout court? »,
        Etes-vous autonome ? Croyez-vous à la loi du plus fort ? Seriez-vous gagnant ?
        « nous établissions d’autres règles que celles qui consistent à ne jamais consulter les citoyens sauf pour les élections? » je vous écoute, soyez concret. Faites-nous l’honneur d’exposer votre vision ? A moins que vous ne comptiez sur quelques uns pour le faire ? C’est également un site de réflexion me semble-t-il.
        Je pense que si vous aviez pris la peine de lire mes différentes contributions, vous n’auriez pas intervenu dans ce sens, je le regrette. C’est peut-être un manque de clareté dans mon post et un manque de compréhension de votre part. Je n’ai jamais caché les mises en garde d’un modèle mal globalisé ou les micros structures ne peuvent pas s’exprimer. C’est le cadre d’expression qu’il faut construire. Savoir vivre dans le respect avec ses voisins, c’est créer des institutions, des règles, des lois qui permettent l’expression. . Combattre sans envisager un cadre économique adapté ? Je vous invite à mieux me connaître :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=42247#comment-369607
        Ne vous faites pas une idée pleine d’à priori. « Alors question: de quelle sorte d’institution européenne parlez-vous? Celle de Van Rompuy , de Barroso, de Hollande ou Moscovici? », je n’ai jamais dit cela, voyons ! Ce sont des hommes de paille….

      6. Que proposez-vous mor?
        Votre post qui m’a étiqueté ne m’a pas fait plaisir. Expliquez-moi si vous avez une conception sociologique qui répondrait à l’ensemble des problématiques (dans l’espace et dans le temps). Notamment, celle de l’échange. Mais de grâce, ne vous permettez plus de me répondre comme vous l’avez fait auparavant (le billet de mr Leis).
        Merci d’avance.

      7. Pas de problème si vous laissez les vieilles momies dans leurs placards. Si vous me ressortez de Gaulle, je vous replonge dans l’ambiance qu’a semé le grand Charlot. C’est simple.

  10. Le plaidoyer de Moscovici est …. pour le moins grotesque. Le retour à la « sainte croissance ». Des mots toujours des mots.

    Des concepts totalement désuets face à une situation qui demande un peu plus d’imagination que le bon vieux retour à une croissance du modèle de la fin des années 1990, plus qu’une croissance extraterrestre remontant à la période pré-1974.

    Les États-Unis ont une dette publique dépassant les 107% du PIB, et celle de la France dépasse les 91%. Entamée une course à la réduction toute est proprement ridicule à moins de préparer les populations au « Grand Bond en Arrière ». Dans ce cas là, le mot galvaudé de « croissance » est sans aucun doute une énième arnaque. Quand je vois où on en est avec les énergies vertes, le nouveau moteur de la croissance est déjà cassé. Les nombreuses initiatives qui se développent localement ne semblent pas de même nature que les précédents mouvements de croissance.

    Que vont-ils dire une fois que le moteur chinois connaîtra une panne ? « Rassurez-vous nous avons de nouveaux marchés de croissance en Arctique et au cœur de l’Amazonie ! De plus les premières études soulignent l’énorme potentiel économique de Mars, après 2050, annonçant un bon technologique inédit dans l’histoire du développement humain ! »

    1. Qu’il s’en aille ce clown triste!

      C’est sûr je me radicalise, mais il y en a marre de voir la démocratie bafouée de façon éhontée par ceux qui sont censés représenter le peuple.
      Et puis c’est d’autant plus grave que c’est la gauche qui se livre à ce genre d’exercice. Venant de la droite on sait en général à quoi s’attendre.
      Continuez dans cette voie mesdames et messieurs du PS, mais surtout ne venez pas pleurnicher quand l’extrême droite raflera la mise dans les futurs scrutins électoraux.
      Quand on joue avec le feu, on finit par se brûler.

      1. Exact.
        Jospin a ouvert un boulevard au FN.
        Hollande, en pleine crise, remettra les clés au fascisme.
        A moins que la mobilisation des 99%,
        autour d’un mouvement de révolte des salariés,
        ne mette un terme à la dictature du capital.
        Il est encore temps de résister, s’organiser,
        et rassembler ceux qui ont déjà compris et préparent les vraies échéances.

      2. Je conseil à tous de visionner « Mains Brunes sur la ville » qui nous parle des pratiques du FN à Orange et Bollène. Effrayant et instructif.

      3. Oui ça fait 20 ans que j entends cette chanson, mais les français ont les dirigeants qu ils élisent, c est pas la peine de chouiner ensuite. On est gouvernés par des tocards, mais des tocards élus !!!

  11. L’ Europe nage dans le bonheur, ses dirigeants ont décroché le prix Nobel de la paix.

    C’est pas beau ça ?

    1. Van Rompuy ou Barroso venant à Oslo chercher la belle médaille ainsi que le chèque de 930 000 euros. Rien que l’idée de voir cette image, j’ai à l’esprit les cérémonies soviétiques sur la place Rouge du temps d’Andropov et de Tchernenko.

      1. C’est bien vrai, on dirait une nomenklatura qui s’auto-célèbre, ces braves gens baignent dans l’auto-satisfaction.
        L ‘Europe c’est eux, mais je la leur laisse leur Europe, elle ne m’intéresse plus.
        Qu’ils continuent sans nous, puisque nous n’avons pas voix au chapitre.
        Par contre quand cela tournera à l’aigre, j’espère qu’ils assumeront toutes les conséquences des choix désastreux qu’ils ont fait, et qu’ils seront châtiés à la hauteur des souffrances inutiles qu’ils auront fait endurer aux populations.

      2. C’est surtout le chèque qui est comique…
        Ces suédois ne doutent de rien pour se fiche de notre tronche.

    2. Ouf ! Quand j’ai lu ça la première fois,dans les  » Google Actu », la phrase était coupée et j’ai cru qu’il s’agissait du Prix Nobel d’ économie !
      Les jurés de Stockholm ne sont donc pas encore tout à fait abrutis…Au moins,ça fait plaisir…

      😉

  12. Le prix Nobel viens donc d’être décerné à L’UE ; cela soulève quelques interrogations. Tout d’abord, d’où viens l’argent reçu par les lauréats ? Tout le monde a en tête le legs d’Alfred Nobel ; mais en rétribuant de la sorte les lauréats (8 millions de couronnes (900 000 euros) par tête), le stock d’argent disponible aurait vite été dilapidé. Pour reconstituer ce stock, une seule solution : la spéculation ! Il est facile de vérifier cela sur le site de la fondation dont voici le lien :

    http://www.nobelprize.org/nobel_organizations/nobelfoundation/finan-manag.html

    Je cite alors les passages intéressants. Un des objectifs de la fondation est de préserver les fonds de départ, voire de les augmenter : « the preservation and, if possible the augmentation of the funds ». Il faut pour cela miser sur les valeurs sûres (« safe securities »). Définir avec précision ce qu’est une valeur sûre étant malaisé, la fondation ne s’encombre plus de scrupules après les années 50 ; elle mise alors sur tout type de titre :

    in the early 1950s the Swedish Government sanctioned changes, whereby the Board for all practical purposes was given a free hand to invest not only in real estate, bonds and secured loans, but also in most types of stocks.

    Pour couronner le tout (sans mauvais jeu de mots), la fondation est exemptée d’impôts à partir de 1946. Conséquence : les fonds de départ sont reconstitués en 1991 et la fondation gère aujourd’hui un magot de 437 millions USD. Ce qui signifie que l’on récompense les personnes « ayant apporté le plus grand bénéfice à l’humanité » grâce à l’argent sale de la spéculation. Pas étonnant que la fondation Nobel récompense aujourd’hui l’UE qui a tant œuvré pour la libre circulation des capitaux.

    Derniers points :

    la fondation a-t-elle lu l’article 7 du TSCG ? Je cite :

    “Article 7. Tout État qui estime qu’un autre État ne s’est pas conformé aux règles de ce traité peut porter plainte devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). La Commission désignera le ou les États qui doivent être traînés par les autres États devant cette Cour.”

    La fondation a-t-elle à l’esprit le viol démocratique consécutif à la ratification du traité faussement simplifié de Lisbonne faisant suite à la victoire du « non » au référendum de 2005 ?

    La fondation a-t-elle à l’esprit l’article 2, paragraphe 2, de la cour européenne des droits de l’homme ? Un petit rappel du texte :

    La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de
    cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu
    absolument nécessaire :
    a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence
    illégale ;
    b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher
    l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;
    c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une
    insurrection.

    La fondation a-t-elle à l’esprit la réaction des technocrates européens au moment où M. Papandréou avait opté pour un référendum ?

    Voilà donc un petit rappel détonnant sur la fondation Nobel et les derniers agissements de l’UE en matière démocratique.

    1. JT, n’en jette plus. Vigneron ne sais plus que quoi… Au Bordelaid Débordé… Même ses « lieutnant » le trahissent. Toufou Lcamps, recherché par personne, inconnu de lui-même, pas simple…
      Mais bon, le Progrès, l’Absolu, le Sens de L’Histoire, l’Eden devant, le truc de tous les dingues…

    2. @JT : Gâcheur de petits-fours ! Mais il faut s’estimer content, le prochain Nobel de la paix ira à la Suisse, dans la même veine… Comme ça, la finance structurée d’UBS pourra revenir dans les coffres helvètes ! Que du bonheur…

      1. Pas très heureux le choix de l’expression « petits fours » pour l’occurrence, Timiota…
        Quant à JT qui va in petto fouiller dans les comptes et statuts de la fondation Nobel à l’annonce d’un lauréat par trop européen… j’ai pas les mots… enfin si, mais non.

  13. Mondiale, vraiment ? Par ses effets, non par ses causes. En Europe, Ukraine et Russie sont peu endettées (10% du Pib pour la fédération russe), idem en Chine (17%), Inde (56%), etc… Les pays dont la dette publique rapportée au PIB est devenue insupportable sont une minorité d’Etats et regroupe une petite minorité de la population du globe. Certes, il reste la dette privée mais celle-ci reste en général contenue. Bien sûr, la dette est le pendant d’une richesse accumulée, mais le flux entrant qui alimente cette richesse se tarit. Pour certains pays ou zones économiques l’effet dépressif de la crise de la dette des pays développés sur le reste du globe pourrait être moins prononcé qu’on l’imagine. Ce n’est sans doute pas un jeu à somme nulle…

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pays_par_dette_publique#Dettes_des_pays_en_2010

  14. Et même quelques années de plus, ça changerait quoi, dans le fond ? Quand il s’agit de négocier un virage, ralentir peut s’avérer judicieux, mais quand on va droit dans le mur…

    Faut aussi se méfier des nombres. Aujourd’hui, telle dette de 200 % peut sembler énorme, mais rien ne dit que demain elle ne sera pas à 500. On s’habitue aux ordres de grandeur, et le système est bien parti pour durer. Quel incident pourrait y mettre fin ?

  15. « Un chemin étroit, probablement un long chemin, pour lequel il n’exerce pas de raccourci »
    Le Fonds se fait érotique…

  16. Grèce, Espagne… : une facture qui tutoie déjà les 100 milliards pour la France

    Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, c’est au tour de l’Espagne, traversée par une grave crise bancaire, de faire appel à l’aide européenne. L’occasion de faire un bilan de ce que la France a déjà payé ou apporté en garantie. Et de ce qu’elle pourrait avoir encore à payer… On approche les 100 milliards d’euros qui théoriquement doivent être remboursés. Un jour.

    Avec le plan d’aide à l’Espagne, la question de la facture de la politique sauvetage de l’euro pour la France se pose à nouveau. Tour d’horizon des montants en jeu.

    Au final, la facture est composée d’élément très divers. Si l’on ajoute la contribution au MES, les prêts accordées à la Grèce et les garanties du FESF, la dette française pourrait au final grossir jusqu’à 94,54 milliards d’euros, soit pas moins de 4,73 % du PIB hexagonal.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120611trib000703285/grece-espagne-une-facture-qui-tutoie-deja-les-100-milliards-pour-la-france.html

    Dette française à fin T1 2012 : 1 789,4 milliards d’euros, soit 89,3 % du PIB (INSEE)
    Déficit public français 2012 : 164,0 milliards d’euros (au rythme estimé de + 3861 euros par seconde).

    1. Un « Petit vingtième » du Pib, un peu plus du vingtième de la dette publique brute en engagements (non comptabilisés dans la dette Maastricht) pour aider la Grèce et l’Espagne, c’est pas chéro l’affaire…

      1. Il me semble qu’on laisse Paul Jorion dans le fossé la…
        Le service de la dette, se paye avec les recettes de l’Etat, pas avec un pourcentage du PIB!
        Le rapport PIB et recette de l’Etat est des plus aléatoires, compliqué et nécessite un an de calcul sur les méga ordinateurs du Laser Mégajoule destiné à simuler une explosion thermonucléaire.
        Donc Dissy a raison…
        Cette histoire de réference au PIB, c’est pibeau, pardon pipeau.

    2. F. Hollande n’a pas arrêté de répéter que le mandat Sarkozy avait coûté 600 milliards d’endettement. On fera son bilan dans un peu plus de 4 ans, il est bien parti pour exploser le record.

      1. Ah bon ? les pignollos en sont donc encore à faire des pronostics de croissance de dette comparée entre le quinquennat Sarko et le quinquennat Hollande ? Fascinant.

  17. Moscovici : « L’Europe sera aimée des peuples si elle offre des perspectives de croissance ».

    Le FMI vient d’appeler ses 188 Etats membres en général et la zone euro en particulier à ne pas tuer la croissance par des mesures d’austérité budgétaire qui peuvent les empêcher de redresser leurs comptes. L’Allemagne n’est pas d’accord. De quel côté penche la France ?

    Moscovici l’erreur de casting(doublure de DSK) du PSL nouveau nom du Parti Socialiste Libéral.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/12/pierre-moscovici-l-europe-sera-aimee-des-peuples-si-elle-offre-des-perspectives-de-croissance_1774824_3234.html

    1. « Moscovici l’erreur de casting(doublure de DSK) du PSL nouveau nom du Parti Socialiste Libéral. »

      Erreur : Mosco n’a jamais été la doublure de personne sauf de son ombre : c’est une erreur de casting en soi qui n’a jamais fait que faire rire au PS. Comment il a réussi à monter à ce niveau est une énigme insoluble pour moi sauf que cela ne peut être par et/ou pour ses compétences. Ce n’est surtout pas un clône de DSK qui, entr’autres qualités contondantes qu’il pratique essentiellement dans les hôtels 5*, déclarait il y a deux ans déjà que le seul moyen de sortir de la crise de la dette était le défaut…

      1. un clone, c’est, en plus frais, ce qu’est le canada dry à un vieil armagnac ( je n’ai pas fait exprès, l’inconscient phonétique, sans doute)… ça y ressemble, mais …

        à part cela, dsk a toujours été franchement de droite.

  18. C’est quand même étrange que tous ces dirigeants imaginent un instant que la dette serait remboursable!
    Elle ne l’est pas. Car l’hypothétique recul de la dette publique précipitera dans la faillite beaucoup de débiteurs privés.
    C’est fatal, il s’agit de vases communicants.
    Cela tient au fait que le capital prêté génère un intérêt qui s’ajoute tous les ans au capital. La croissances est exponentielle, la dette (ou les créances symétriquement) double tous les sept à dix ans.
    Soit les banques centrales ajoutent des sommes en croissance également exponentielle, soit c’est la crise systémique.
    Les restructurations vont évidemment accélérer le risque systémique, car les fonds des prêteurs vont alors se retirer dans la trappe aux liquidités encore davantage qu’actuellement, si cela est possible.
    Alors, il convient de constater que les dirigeants ne font que semblant de croire qu’une réduction des dettes est possible sans restructuration.
    En fait, il n’y a tout simplement aucune solution possible en maintenant la monnaie faite comme elle est.
    Aucune croissance économique n’est en mesure de réduire la dette, cela ne deviendra possible que quand les taux d’intérêt sont nuls, ce qui empêche la monnaie actuelle de circuler. Et c’est bien pourquoi il faudrait bien se résoudre à venir à cette foutue monnaie fondante avec laquelle je vous soule.

    1. l’important n’est pas que la dette soit remboursable, mais que nous continuions à rembourser
      la nuance est de taille…
      tu vois çà va beaucoup mieux, pas de panique donc

      too big too fail çà marche dans les deux sens

      on peut aussi envisager de rembourser un tout petit peu, voir même très très peu

      99% think different

      çà fait peur non? 🙂

    2. ben oui ! monnaie fondante égale inflation.
      C est tout.
      Monnaie fondante est le petit nom d’amour pour inflation.
      Parlez-en aux Allemands !’
      Il vous faudra inventer une nouvelle Lili Marlène!

  19. Un questionnement nocturne, pas lié au billet, puisque les « states » n’y sont pas vraiment l’objet.
    Bon, l’euro, l’Europe, ça rassure tout le monde que ce soit le sujet…, même si ça manque d’exotisme, alors ajoutons y le Japon…
    Mais la monnaie qui pose problème (étant à la fois monnaie nationale et référant international), voir le pays tout entier…
    Bon, je suis un Français lambda, qui aime bien savoir que ces scientifiques fricotaient avec les Russes, tout en aimant consommer des « movies » d’outre-atlantique.
    L’Europe je sais pas, mais y à tellement de potentiel qu’il y aura bien des territoires (plutôt que des zones) francs (ou franches), mais les États-Unis, qui ont encore besoin de croire que le top ten d’un film, n’est pas lié aux nombres de spectateurs, mais aux « cash », qui est généré par les films, peut-il faire autre chose que son propre suicide?

  20. Un reportage intéressant de la TSR sur l’état calamiteux des municipalités américaines.
    http://blog.crottaz-finance.ch/?p=10247

    C’est assez effarant.
    Et en plus, ils n’ont pas de solutions ou n’en ont que des mauvaises comme de licencier une tiers des flics dans une ville des USA où la criminalité est la plus importante…(voir la vidéo)

    Cela me fait penser d’ailleurs que les munibonds US (obligations émises par les villes pour faire court) sont manifestement irrécouvrables, ça ne vaut plus rien! Encore des dettes pourries comme les subprimes.
    Si l’on arrivait à solder la crise de l’Euro, les USA seraient les prochains à être attaqués (enfin, ça serait logique…)
    Les USA seront dans une telle merde qu’avec les armes qui chez eux trainent partout, ça va vraiment sentir mauvais.

    A moins que comme en 1941, il y ait une guerre pour relancer la machine économique US.
    Mais une guerre contre qui, où, avec quels motifs? Alors, là…

    1. il n’y a jamais eu besoin de motifs …quand il le faut, ils en inventent de toute pièce ( voir l’Irak, par ex.)

    2. Reportage intéressant, comme tous ceux de Temps Présent, l’ai vu cette semaine.

      Assez effarant en effet de devoir adopter un réverbère pour avoir de la lumière dans sa rue 🙂

      Mais cela montre à quel point c’est grave, très grave. Et c’est avec des exemples concrets comme ceux-là que la conscience et la lucidité se réveillent, certains habitants étaient très étonnés de mettre un pied dans la réalité.

  21. U TURN total du FMI:

    Zone euro: le FMI appelle à de nouvelles mesures pour la croissance.

    La politique budgétaire dans les pays riches doit être « calibrée de manière à être aussi favorable que possible à la croissance » économique, a jugé samedi le comité financier et monétaire du Fonds monétaire international (FMI), réuni à Tokyo.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_fmi-la-politique-budgetaire-des-pays-riches-doit-aider-la-croissance?id=7855194

    La supervision bancaire dans l’UE prendra un an et quelque

    TOKYO – Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a reconnu samedi à Tokyo que le futur superviseur bancaire européen ne serait pas opérationnel avant un an et quelque.

    Le calendrier prévoit la mise sur pied d’un superviseur unique dans la zone euro au 1er janvier 2013 mais ça ne veut pas dire que cela sera opérationnel au 1er janvier, a déclaré M. Draghi, ajoutant, que cela pourrait prendre un an et quelque.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_supervision_bancaire_dans_l_UE_prendra_un_an_et_quelque_40131020120853.asp

  22. l’argent, si c’est un objet virtuel signant un lien , objet tacite, comment est -il possible de le négocier sans corrompre le lien ?

    et quel lien se noue grâce à l’argent ?

  23. Elle est ‘belle’ l’Europe des paradis fiscaux internes:véritable piratage financier organisé avec la complicité des politiques de droite (Reynders MR).Quasiment aucune retombée pour l’économie réelle Belge,et les bénéfices partent toujours au Luxembourg.

    Qu’en penses-vous M Juncker??Patron du casino de blanchiment légal qu’est le Luxembourg?

    ArcelorMittal retire 37 milliards de Belgique.

    Après le Néerlandais Philips et le Finlandais Fortum, c’est au tour d’ArcelorMittal de vider de sa substance sa « banque interne » installée en Belgique.

    Le premier octobre dernier, les actionnaires d’ArcelorMittal Finance and Service Belgium, une filiale financière du géant luxembourgeois établie à Bruxelles, ont décidé de réduire son capital : de 38,6 milliards d’euros il passera à un milliard, selon des informations publiées par L’Echo. Ces fonds seront remboursés aux actionnaires et au total ce sont donc quelque 37,6 milliards d’euros qui prendront le chemin du Luxembourg.

    Le point commun entre ces trois opérations (Philips, Fortum, ArcelorMittal) est qu’elles sont toutes le fait de filiales de services financiers de grandes multinationales, créés en Belgique pour bénéficier du régime fiscal favorable des intérêts notionnels. Ces groupes ne déclarent pas ouvertement que les intérêts notionnels sont derrière leurs décisions, évoquant des raisons d’affaires ou techniques pour justifier ces mouvements d’argent.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_arcelormittal-retire-37-milliards-de-belgique?id=7855175

    1. c’est vrai ça : question : de quel droit le Luxembourg, paradis fiscal notoire, est-il représenté
      à l’UE ?
      croc1° avait bien dit que, pfffffuit, plus de paradis fiscaux, abracadabra …..
      comment une chose qui n’existe pas peut-elle être représentée ?
      et ce Junker, c’est qui ? il parle au nom de quoi ?

      non, vraiment, j’y comprends rien …on nous aurait trompés ? …est-ce possible ? dans une démocratie ? ( non, là, c’est pour rire !)

  24. L’ Europe prix Nobel de la paix.

    Bien sûr que nous sommes heureux que la guerre ait déserté le continent (ou presque, ex-Yougoslavie malheureusement), mais pour autant nous aimerions que ce continent soit aussi un exemple en matière de justice sociale et de développement économique intelligent.

    Qu’attendent nos prix Nobel pour s’atteler à cette tâche tout aussi nécessaire, qu’ exaltante: justice sociale et transition énergétique.

    Il est vrai qu’il n’ont pas obtenu le prix Nobel d’économie.

    S’ils ne le font pas, leur prix Nobel sera totalement usurpés, car ils auront en fait plongé l’ Europe dans un tel marasme – par l’application bornée du dogme ultra-libéral – qu’ils auront fait le lit du retour des fascismes sur le devant de la scène ne notre pauvre continent.

    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2857631-europeens-vous-spolie

  25. Yes ! Voilà un article qui replace notre situation dans son contexte mondial et dans lequel la qualité du fond rejoint enfin la neutralité de la forme.
    Un bel article, merci.

  26. Une question (encore, amis c’est la faute à François avec le site OBLIGINVEST)
    j’ai lu sur ce site que les entreprises faisaient de plus en plus appel à des emprunts sous forme d’obligations (pardon si la terminologie n’est pas exacte) pour compenser leur difficultés à obtenir des prêts classiques auprès des banques.
    Mais une obligation, pour l’investisseur s’achète à un prix N (autant qui profite à l’entreprise) et l’entreprise verse un intérêt annuel en fonction du prix de celle ci.
    Ces obligations ont un terme défini,
    à l’échéance, l’entreprise après avoir payé des intérêts tous les ans sur ces obligations, doit au terme rembourser le montant initial de l’obligation (alors que dans un emprunt auprès d’une banque, chaque année elle rembourse une partie du capital et verse une partie d’intérêts)
    comment vont-elles trouver l’argent?
    en espérant que ça aille mieux, et que les banques se remettent à préter?
    en réémettant des obligations pour rembourser les premières?
    cela ressemble à une attitude suicidaire
    ou je n’ai rien compris

    1. Bonjour Tchoo,
      C’est une modification de la structure du financement de l’économie. On se rapproche du modèle américain pour une probable union transatlantique. Les entreprises devront passer par les marchés (obligations et actions) pour se financer. Une obligation est un emprunt sur le marché (mise en relation des besoins et des capacités de financement) et non à la banque, le principe est le même. Il n’y a pas que les banques qui ont des capacités de financement (hedge fund, épargne des ménages par l’intermédiaire d’établissements financiers, opcvm,…). Les banques se séparent alors du risque qu’occasionne le financement d’un investissement, c’est pratique. Elles pourront spéculer davantage sur le marché des matières premières par exemple ! Leur rôle de financement de l’économie va s’orienter différemment. Elles vont se concentrer sur la partie spéculative (notamment sur les marchés) et sur la vente de produits financiers. C’est la conséquences d’un choix géopolitique et d’une conception de l’économie : le libéralisme.
      Je pense que la dernière étape consistera de gré ou de force à nous imposer une monnaie commune transatlantique. Notre modèle social (santé, retraite, chômage, et même enseignement,…) est vraiment en danger ! Les retraites pourraient faire l’objet par exemple d’une modification progressive vers la capitalisation (fonds de pensions notamment) et remplacer le modèle actuel par répartition. Regarder le résultat avec Goldman sach. Le chacun pour soi montre le bout de son nez….
      ps : le compte à rebours est lancé.

      1. Surrealistic Sixtyniner ! Amazing Olivette !
        La désintermédiation bancaires des grandes entreprises françaises ? Le signe avancé indubitable :
        – que les banques préfèrent se ruer sur les activités « moins risquées » de pure spéculation…
        – que d’obscurs décideurs de niveau « géopolitique » veulent nous imposer une « monnaie transatlantique » d’essence ultra libérale…
        – et, last but not least, que nos retraites et toute notre protection sociale publique sont condamnées par Goldman Sachs….
        La recette de notre Olivette dénoyautée, désintermédiée et passablement débraguetée pour mettre fin à cette menace, à ce scandale tragique qui se fait jour à travers la poussée des corporate bonds à la française ? Pas dur Arthur : « messieurs-dames CACquarantistes, redevenez de bons PDG à la française, empruntez français à des banques françaises ! Messieurs les PDG de Bnp, SG, Casa, Cdc, Bpce et cie, redevenez de bons banquiers à la française, prêtez français à des entreprises CAVquarantistes françaises ! Sauvez la Sécu ! Sauvez le Franc ! Sauvez La France ! Sauvez Moi ! Amen. »

      2. Naturalistic vini, EU « rot » « pet », c’est gazeux mais réalistic (avec un « t » sur la langue).
        Vous allez bientôt nous dire que c’est la nature et non des choix politiques ? Votre bordeaux est made in Europe ou made in US ? Pour sûr, ce n’est pas un VDP….
        Bien Monti, Draghi et toute la clique sont des produits de Goldman. C’est le fruit du hasard ? Vous auriez du regarder « noire finance » pour ne citer qu’un reportage.
        Les banques ne jouent-elles pas avec les matières premières (cf jp morgan). Il n’y a pas manipulations des cours ? Pas d’amendes ? Pas de scandales ? Tout va bien mr le marquis !
        Les financiers ne sont donc pas sur le marché des matières premières (et même alimentaires) et il n’y a pas de marché financier agricole avec des nouveaux intervenants spéculateurs ?
        http://www.terraeco.net/Speculer-sur-le-ble-un-business,45579.html
        http://www.lvn.asso.fr/spip.php?article1573

        Messieurs-dames les salariés, petits patrons, petits épargnants, intellectuels, artistes, techniciens, ouvriers, citoyens fictifs devenez des vrais pigeons à l’américaine. Faites-vous asservir et sauver le modèle économique libéral ! Sauvez vigneron ! Sauver les financiers et banquiers ! Sauvez le PDG de Bnp, SG, Casa, Cdc, Bpce et cie ! Vive les vrais métiers de spéculateurs invisibles !
        L’odeur de l’Europe sans l’Europe ?
        Alléluia !

        ps : nous n’avons vraiment pas la même conception de l' »Europe » (sans « t » et non santé, la protection sociale et non des lettres !).

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